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Écrit par Emmanuelle P
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21-10-2007 |
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Françoise Bardes, sage-femme, a été interviewée par France 5 pour l'émission "L'épisiotomie, un geste indispensable" (diffusée le 16 octobre 2007 - la transcription de l'émission est ici).
Voici la réaction de Françoise Bardes après avoir vu l'émission (le message a d'abod été diffusé sur une liste de discussion publique et je le reproduis ici avec son autorisation).
J'ai participé à cette émission, ce que je regrette particulièrement.
Ridiculiser ainsi le travail de recherche de l'AFAR ou du CIANE, est difficilement digérable!!! L'équipe de tournage a passé 15, 20 minutes à recueillir des informations auprès de moi (representant le CIANE) et dans l'emission j'apparais 3 secondes pour dire un banalité aussitôt contredite par le professeur Goffinet qui dit : il ne faut pas croire qu'il ne faut pas faire d'épisiotomie, si un perinée menace déchirure l'épisiotomie est justifiée!!!
On voit que ce professeur a lu avec exactitude les études scientifiques , qui montrent que la "prévention" de la déchirure par une épisiotomie augmente certainement le nombre de blessures perinéales (les périnées qui résistent aux ciseaux sont rares...) et ne protège nullement d'une déchirure grave!!!! On peut donc être professeur, travailler dans un grand hopital parisien et dire des contreverités scientifiques!!!
Une très grande déception donc, comme chaque fois la journaliste se fait retourner par l'establishment médical qui n'hésite pas à émettre des avis contraire aux résultats de la recherche, mais qui conforte leur attitude clinique fondée sur la routine.
Répeter ses erreurs, affirmer que c'est la bonne solution, est le contraire d'une médecine respectueuse et des patients et des recherches, et fait douter que nos "professeurs" ouvrent et lisent les journaux de recherche médicale pour faire évoluer leur pratique.
Un espoir déçu encore une fois, les medias sont au service des chefs, et non de la vérite scientifique.
Une maigre coonsolation : le site www.episiotomie.info était très clairement cité et montré!!!
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Écrit par Dorothée G.
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19-10-2007 |
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*Transcription (partielle) de
l’émission de France 5*
*Le magazine de la santé
au quotidien*
*Emission du mardi 16 novembre 2007*
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*Episiotomie, un geste indispensable ?*
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Présentation de l’émission
http://www.france5.fr/sante/traitements/W00514/58/147490.cfm
La
vidéo, accessible pendant une
semaine
http://www.france5.fr/images/emissions/008892/32/magazinesante_20071016.asx
3.24
La
présentatrice
L’épisiotomie, redoutée,
mais pourtant c’est une pratique courante en obstétrique.
C’est une incision chirurgicale du périnée. De
quoi d’agit-il, parce que périnée en général
on ne comprend pas très bien. On va regarder ça sur
un schéma d’une femme de profil. Ce périnée,
c’est un groupe de muscles bien cachés, c’est
une sorte de petit hamac musculaire qui va s’attacher
devant au niveau du pubis et derrière au niveau de la colonne
vertébrale. Il va traverser plusieurs éléments
importants.
Présentateur
2.42
L’urètre,
l’anus et le vagin, qui vont passer tous les trois à
travers ce hamac musculaire, et à lui seul le périnée
va soutenir tous les organes au niveau du bassin et va jouer
aussi un rôle pour la continence, puisqu’en se
contractant, il va exercer une pression sur l’urètre
et va bloquer le passage de l’urine.
La pratique de
l’épisiotomie est un geste qui permet d’agrandir
l’orifice vulvaire et faciliter la sortie du
bébé.
3.08
La première incision
chirurgicale du périnée a été réalisée
en 1742 et, jusque dans les années 1990, l’épisiotomie
était réalisée de façon systématique
lors du premier accouchement, ou en cas de forceps, ou en cas
d’accouchement par le siège.
Du coup, cette
pratique est très répandue en France.
Les
chiffres indiquent que 47% des femmes qui ont accouché par les
voies naturelles ont eu une épisiotomie, sur ce chiffre
68% sont ce qu’on appelle des primipares, c'est-à-dire
que c’est leur premier accouchement, et 31% chez les
multipares.
Ce sont des chiffres très importants alors
même que l’indication de ce geste est de plus en plus
contestée, certains médecins ou sages-femmes parlant
même de mutilation.
Le présentateur
En
France l’épisiotomie est pratiquée sur le côté
droit, et dans les pays anglo-saxons plutôt au milieu vers
l’anus. Cette petite intervention est réalisée
par les sages-femmes ou les médecins. Pour plus
d’explication avec Mélanie Morin et
D..
*(reportage)*
C’est un acte régulièrement
réalisé par les sages-femmes ou les médecins
lors des accouchements. Un acte de petite chirurgie mais qui
n’est pas anodin.
*Dr Marc Legris, gynécologue
obstétricien (avec mannequin)*
4.10
On pratique
une épisiotomie lorsqu’il y a des risques de déchirure
et lors de l’accouchement lorsque la tête du bébé
remplit le périnée, c'est-à-dire que le bébé
est presque sorti, c’est ce qu’on appelle le petit
couronnement. C’est à ce moment que le périnée
est le plus distendu et c’est à ce moment où
l’on peut pratiquer une épisiotomie.
On introduit
la branche d’un ciseau à l’intérieur et on
coupe à 45° sur 6 cm. On coupe à la fois la
peau, on coupe à l’intérieur le vagin, et entre
le vagin et la peau, les muscles périnéaux.
Suite
du reportage
4.39
Une fois l’incision réalisée,
on retrouve une coupure nette.
*Dr Marc Legris (sur le
mannequin)*
Cette épisiotomie a été faite
de toute évidence par un gaucher, parce que là on
est en médio-latéral gauche, mais enfin ça
revient exactement au même.
Donc on retrouve les
trois plans dont on parlait tout à l’heure, le plan
cutané ici à l’extérieur, sur la peau,
le plan vaginal qui est à l’intérieur, et
entre ces deux plans on retrouve à l’intérieur le
plan musculaire qui est ici.
Ce sont ces trois plans qu’il
va falloir suturer.
Suite du reportage
5.10
La
suture de l’épisiotomie est réalisée
immédiatement après l’accouchement s’il
n’y a pas eu d’hémorragie ou de complications.
Elle se déroule sous l’effet de la péridurale
ou sous anesthésie locale.
Pour nous en faire une
démonstration, le médecin utilise une cuisse de
poulet. Sa peau imite la texture vaginale. C’est un bon
substitut, souvent utilisé dans les écoles de
sage-femme.
*Le médecin (avec la cuisse de poulet)*
Il
faut surtout qu’il n’y ait pas de distorsion dans les
plans, il ne faut pas que ce soit tordu à la fin. On peut
imaginer que ça se passe au niveau du vagin mais ça
peut être exactement la même chose au niveau de la
peau, c'est-à-dire qu’on ne doit pas avoir des oreilles
qui se forment au niveau de la cicatrice, et on doit retrouver en
fin de suture une cicatrice qui est rectiligne.
Suite du
reportage
5.49
Mais même si la cicatrice est
nette, elle peut, dans de rares cas, être douloureuse des
semaines ou des mois après l’accouchement. D’où
la controverse qui règne autour de
l’épisiotomie.
Françoise est sage-femme
libérale, elle dénonce cette pratique
systématique.
*Françoise Bardes, sage-femme
libérale*
Actuellement en France, personne ne demande
l’avis de la femme. On lui inflige une épisiotomie.
Or
entre une épisiotomie _certaine_ et une déchirure
_possible_, on gagne, d’ailleurs il y a une étude
qui est faite sur ce sujet qui montre que si on fait une
politique restrictive d’épisiotomie il n’y a pas
plus de déchirures, et il n’y a pas plus de
déchirures _graves_ non plus.
Suite du
reportage
6.29
Mais ce point de vue est à
relativiser. Il y a deux ans, le docteur Goffinet a participé
à un colloque d’obstétriciens sur le thème
de l’épisiotomie.
Il en ressort que cette
pratique pourrait être réduite à 3 femmes sur
10, même s’il est difficile de raisonner en terme de
chiffres sur un tel sujet.
Fr François Goffinet,
Gynécologue Obstétricien, Maternité Port-Royal /
AP-HP
Le fait de faire _systématiquement_ une
épisiotomie n’apporte aucun bénéfice.
Mais il ne faut pas que les gens comprennent que, puisqu’on ne
doit plus faire une épisiotomie systématique, il ne
faut plus du tout faire d’épisiotomie. Quand le
professionnel voit que le périnée va se déchirer,
et va se déchirer peut-être dans sa partie postérieure,
en bas du périnée, vers le sphincter anal, à
ce moment-là il _faut_ qu’il fasse une
épisiotomie.
Suite du reportage
7.03
Plusieurs
pistes sont explorées pour essayer de réduire le nombre
d’épisiotomies, ainsi que les éventuelles
déchirures. C’est le cas des positions
d’accouchement accroupies ou sur le flanc, même si à
ce jour aucune étude clinique n’a établi leur
efficacité avec certitude.
Le présentateur
7.20
Alors
pour éviter d’avoir recours à l’épisio,
certains spécialistes conseillent aux futures mamans de
préparer le périnée au cours de la grossesse,
en faisant des massages réguliers de la zone pour que le
périnée se détende plus facilement au moment
de l’accouchement, mais aucune étude scientifique ne
prouve l’efficacité de ce massage périnéal.
La
présentatrice
7.43
Ce qui est sûr c’est
qu’après une épisiotomie il faut prendre des
précautions, pour éviter les risques d’infection,
durant au moins les dix jours qui suivent l’accouchement.
[…]
C’est quand même des questions très
pratiques.
Après avoir uriné, il faut en effet
toujours s’essuyer de l’avant vers l’arrière,
pour éviter de ramener les germes vers la cicatrice. Il faut
aussi faire des toilettes régulières de la zone
avec un savon antiseptique à l’eau tiède.
Et
pour aider la cicatrice il faut que la zone de l’épisiotomie
reste sèche, parce qu’il ne faut pas de macération,
alors certains conseillent de tamponner la zone avec un linge ou
alors d’utiliser un sèche-cheveux.
Quelques jours
après l’accouchement, vous pouvez aussi assouplir la
cicatrice en la massant avec de l’huile d’amande
douce.
Le présentateur
8.17
Vous l’avez
vu, l’incision de l’épisio se fait sur 4 plans
différents, et même si la peau cicatrise rapidement,
les parties plus profondes prennent plus de temps. En outre,
toutes ces zones comprennent des terminaisons nerveuses. Alors
face à la douleur les femmes sont malheureusement inégales
et les soins peuvent être longs, douloureux, laisser des
traces autant physiques que psychologiques.
[reportage,
Sylviane. Non retranscrit]
Le présentateur
11.53
Si
vous avez eu une épisiotomie et que vous avez besoin d’en
parler ou d’avoir des conseils, sachez qu’il y a un
site internet qui est très bien conçu,
www.episiotomie.info <http://www.episiotomie.info/>.
[Une
dernière sur l’étymologie, qui vient de «
pubis]
- Fin
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Écrit par Brigitte B.
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24-05-2007 |
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Docteur
X
Hôpital
de ...
Service
de gynécologie
le
12 novembre 2005
Monsieur,
Je
suis arrivée au service de gynécologie le mardi 23 aôut
vers 14 heures avec le souhait d’accoucher dans de bonnes
conditions avec la sage femme de service et mon conjoint à mes
côtés comme me l’avait expliqué ma
gynécologue qui a suivi ma grossesse. J’ai tout de
suite été placée en salle de travail où
la sage femme m’a dit que j’étais à 4 de
dilatation et que bébé se présentait bien. Elle
s’est alors retirée de la pièce pour me laisser
continuer mon travail car je ne voulais pas de péridurale pour
accoucher le plus naturellement et pouvoir sentir et maîtriser
ce qui se passerait dans mon corps. Puis tout à coup , vous
êtes arrivé et vous avez brusquement examiné mon
col qui était alors à 10 de dilatation comme me l’avait
dit la sage femme avant vous ; puis vous avez alors décidé
de me faire une césarienne sans la moindre explication. Je
vous ai demandé pourquoi ainsi que mon conjoint puisque tout
se présentait bien :
Il
n’y avait pas la moindre urgence thérapeutique vitale
pour la mère ni pour le bébé .
Vous
m’avez alors tout de suite transféré en salle
d’opération où mon conjoint n’a pas été
accepté, même pour cet évènement
exceptionnel dans notre vie . C’est alors là que le
cauchemar a commencé pour moi car :
Il
y avait sept personnes autour de moi qui s’agittaient comme si
le bébé et / ou moi allait mourir.
Je
n’étais pas dans la position idéale pour
permettre une bonne progression du bébé puisque
j’étais allongée avec la sensation d’étouffer .
On
m’a attaché les cuisses.
Vous
mettiez sans arrêt votre main dans mon corps et j’avais
envie de hurler ( laissez moi tranquille et laissez mon bébé
venir sereinement au monde, vous me faites très mal).
Trois
personnes m’ont appuyés sur le ventre comme des fous
pour que bébé descende vite, bien sûr, on était
pressé d’en finir.
Lorsque
mon enfant est venu au monde à 15h10 sous la pression et le
stress, vous ne m’avez même pas permis de vivre
normalement ce qu’il y a de plus beau et de plus intense dans
la vie d’une femme, à savoir : de mettre mon enfant
sur moi et de me permettre de l’accueillir dans mes bras,
contre mon coeur, sans compter que mon conjoint était
absent lui aussi . Nous aurions tant aimé vivre ensemble cet
instant magique, nous l’attendions depuis plusieurs années,
nous l’avions même imaginé .
Vous
m’avez furtivement montré mon enfant que je ne voyais
que par le siège sans voir son visage et puis quelqu’un
d’autre l’a tout de suite emmené. Je vous ai
demandé le sexe du bébé et vous ne saviez pas,
vous m’avez alors répondu : « je n’ai
pas fait attention ». Ensuite, vous avez rapidement et
brusquement suturé mon épisiotomie , je vous disais que
j’avais mal, mais vous n’avez pas pour autant ralenti ni
adoucit votre main. Après quoi on m’a transporté
en salle d’accouchement où je suis restée pendant
deux heures sans avoir vu mon bébé. Après ces
deux heures on m’a transporté dans ma chambre où
j’ai encore attendu pour voir mon bébé enfin vers
17h30.
Alors voilà Docteur , pensez vous sincèrement
en votre âme et conscience que ce que j’ai vécu là
est normal ? . Pourquoi vouliez vous faire une cesarienne
alors qu’il n’y avait aucune raison ? D’ailleurs,
le test d’Apgar le prouve, il était à 9 .
Pourquoi m’avoir mis une telle pression et ne pas m’avoir
permis d’accoucher normalement comme cela aurait dû se
produire avec la sage femme et mon conjoint si vous n’étiez
pas intervenu ?.
Docteur, vous faites un des plus beau et
plus important métier qui soit : celui d’aider des
femmes à donner la vie, à mettre au monde leur(s)
enfant(s), alors de grâce, soyez plus humble , plus patient,
plus sensible, plus attentif, plus respectueux ; bref plus
humain car si vous-même êtes au monde aujourd’hui
c’est par et grâce à une femme.
Probablement
que vous vous moquerez complètement de cette lettre, mais j’en
avais besoin pour guerrir . Je veux que vous sachiez tout ce que
j’ai ressenti pour mon accouchement qui a été
psychologiquement et physiquement traumatisant mais aussi, pour qu’il
n’y ait plus de femmes qui vivent cela.
Respectueuses
salutations.
Brigitte
B
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Écrit par Marie
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24-05-2007 |
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Je trouve intéressant d'avoir
créé un site pour tenter de lutter contre cette
pratique encore trop courante, aussi je voudrais apporter mon
témoignage qui est autant d'ordre professionnel que
personnel.
Au cours de mes études de sage-femme on m'a
appris que l'épisiotomie devait être pratiquée
systématiquement en cas de suspission de macrosomie, en cas de
risque de manoeuvre instrumentale (forceps...), en cas de périnée
cicatriciel(antécedent d'épisio ou de déchirure)...,
bref, en pratique, c'est à dire au cours de mes stages dans le
CHU attenant à l'école j'ai pratiqué sur les
conseils des sages-femmes et des médecins des épisiotomies
de façon quasiment systématique, du moins très
courante.
A la fin de mes études je me suis retrouvée
moi-même sur une table d'accouchement, dans une clinique
privée, et peu de temps avant la naissance de mon fils j'ai
demandé à la sage-femme si elle était d'accord
pour pratiquer l'accouchement. Elle fut ravie mais m'a dit qu'il
falait qu'elle "négocie" ça avec le gynéco
de garde qui, comme j'étais sage-femme (ou presque) a accepté.
J'ai alors mis au monde mon 1er enfant, un petit trésor de
4125g, sans la moindre éraillure. Mon expérience
personnelle m'a permi de considérer d'une tout autre manière
cette mutilation du périnée.
Une fois diplômée
je suis retourné travailler dans la clinique où j'avais
acccouché. Les gynécologues y pratiquaient les
accouchements en arrivant dans les 5 min qui précédaient
les naissances (Hic!!!!!) donc, pour la plupart, ils ne connaissaient
pas la femme et réciproquement (surtout). La pratique de
l'épisiotomie se faisait de façon systématique
ou presque, et je serrais les dents, impuissante, devant ces périnées
souples, bien ampliés, prêts à laisser passer un
petit être sans laisser de traces, que l'on mutilait.
J'ai
ensuite pu travailler dans une maternité publique et donc,
retrouver le vrai métier de sage-femme en accompagnant des
femmes lors d'accouchements physiologiques de façon autonome.
Et, depuis, je ne pratique qu'en cas d'absolue nécessité
l'épisiotomie, c'est à dire de façon rarissime.
Je n'ai (peut être par chance) jamais eu de périnée
complet (déchiré jusqu'à l'anus) ni de problème
de cicatrisation pour les déchirures.
Par la suite
j'ai mis au monde, à domicile, un deuxième trésor,
plus petit cette fois (3800g). Le passage des épaules a
occasionné une petite déchirure ayant nécessité
2 ou 3 points qui n'ont laissé aucune séquelle.
Pour
conclure, j'encourage les femmes à être le plus autonome
possible dans leur accouchement. J'entends par là, non pas
qu'elles doivent être seule car le soutien est primordial pour
rester confiante et bien vivre ce moment, et la médicalisation
est importante quand elle ne prend pas trop de place, mais qu'elles
doivent avoir confiance en elles, en leurs capacités, en la
nature, et qu'elles doivent savoir dire à l'équipe
médicale ce qu'elles veulent et ne veulent pas car il sagit de
leur accouchement, d'un moment unique... pour elles. L'épisiotomie
reste cependant parfois nécessaire mais rarement, aussi,
qu'elles n'hésitent pas à influencer la sage-femme ou
le gynéco, avec diplomacie, pour éviter ce geste.
A
bientôt peut-être?
Marie
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