A la clinique, les soins se passent. Ils ont été obligés de mettre une sonde urinaire pour la première nuit, avec la surveillance de la tension, c'est pas top pour trouver une position pour dormir. Pour allaiter non plus, mon bébé ne tétera pour la première fois qu'à 5 h du matin (elle est née à 11:40). Je ne parle pas des douleurs pour aller à la selle les premiers jours, j'ai l'impression que tout va lâcher

;l'infirmière tente de me rassurer mais j'ai si mal que j'ai peur.Mais bon cela fini par passer. Quand ma famille vient le premier soir, pour voir le bébé, Ils font une tête de 6 pieds de long quand ils me voient. Depuis, j'ai vu les photos....Je suis presque verte tant je suis pâle, avec des cernes sous les yeux, j'ai vraiment l'air épuisée et je l'étais
Retour à la maison, pas facile de faire les soins pour l'épisiotomie; mon mari a pris les choses en mains, c'est lui qui matin et soir me badigeonne la cicatrice avec l'éosine.

Heureusement que ma belle mère est là la première semaine, elle fait toute l'intendance et je peux me consacrer à mon bébé et cicatriser en paix. Cela met plus de 5 semaines à cicatriser.
Puis vient l'heure où mon chéri me demande de reprendre les rapports. Pourquoi pas, mais là très grosse désillusion une sécheresse vaginale et une douleur insupportable au niveau de la cicatrice.D'ailleurs, elle se fait sentir régulièrement. Quand j'en parle à mon gynéco, il me dit rien de particulier. Au moins, il ne m'a pas dit d'aller voir un psy.
9 mois (moins 4 jours) après, le bilan est à mon sens fort triste: vie sexuelle néant à chaque fois la cicatrice se réveille rendant le rapport ou les suites douloureuses, je me sens totalement incomprises de mes proches les peu de fois où nous avons abordé le sujet. J'ai l'impression de me noyer dans un verre d'eau. Je n'ai plus l'allant qui me faisait remonter à la surface en cas de perte de moral. Je voit un psy depuis 1 mois parce que je me sens fragilisée dans un endroit de ma personne qui avait déjà été violenté.
En tout cas une chose est certaines pour les prochains je ne m'allongerai pas sur une table gynécologique jambe écartée . ça jamais plus. La péridurale, je n'en veux plus non plus, car malgré elle j'ai quand même eu très mal des conséquence du déclenchement (je le sait aujourd'hui à l'époque on ne me l'a pas dit)
merci de m'avoir lue
Aurélie