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Je réponds à l'appel à témoigner lancé sur le forum de magicmaman.
C'était mon premier bébe, je m'etais renseignée pendant les cours de práparation, le jour de l'accouchement j'ai demandé à la sage femme ´de l'éviter dans la mesure du possible mais mon opinion était que je preferias l'idée de l'épisio à la déchirure qui suivant ce que j'avais lu à l'époque était pire (bien que sur magicmaman j'ai lu depuis que n'est pas si évident...)
L'accouchement c'est mal déroulé... j'avais des contractions horribles depuis 2 jours et 2 nuits (mon terme était dépassé depuis 1 jour, on était le mercredi), j'etais venue à la maternité 2 fois et il m'avait renvoyé chez moi et me disant que ce n'etait pas le moment jusqu'au vendredi matin jour ou bien que je n'avais toujours pas des contractions toutes les 5 mn (mais toutes 10/11mn) j'ai dit à mon mari que la douleur etait insupportable et je n'en pouvais plus de supporter la douleur. Arrivée à la maternité, on m'a examiné et on vu du liquide vert, ils ont décidé qu'il fallait accélerer l'accouchement parce-qu'il y avait un risque que ce soit du mécomium (mais à ce moment ils n'etaient pas sûrs). Je suis rentrée en salle d'accouchement à 14h, notre bébé a fait 2 malaises cardiaques pendant la dilatation (accelérée par l'oxytocine), le médecin a dû venir et a dit à la sage femme qu'elle y avait été un peu fort avec les doses d'hormones, de ne plus m'en donner. Il m'a aussi dit que si le coeur du bébé flanchait une troisième fois et récuperait aussi mal il "prendrait les mesures qui s'imposent", il voulait sans doute m'annoncer sans drame une cesarienne. Ils m'ont fait une éco pour vérifier la position du bébé et m'ont dit de ne pas m'inquiéter, il était bien engagé. Mais bébé n'a pas flanché et l'heure de pousser est arrivée... vers 20 heures. J'ai poussé comme une tarée, je me suis rendue compte que la péri qu'ils m'avaient posé dès l'entrée en salle d'accouchement n'avait pas anestésié le bas mais seulement le haut.. alors je sentais bien quand il fallait pousser et j'avais horriblement mal... au bout de 20 mn, la sage femme a appelé l'interne, lui a dit, elle pousse bien mais le bébé ne descend pas... L'interne a pris la ventouse... je souffrais le martyr, je sentais comme si on m'arrachait un bras.. Mon mari était très choqué en voyant l'interne faisant une force incroyable en diagonale (elle était penchée vers l'arrière selon ce qu'il m'a raconté). Moi je n'ai rien vu à partir de ce moment là.. je fermais les yeux, je criais de toutes mes forces... L'interne a pris les forceps, la douleur a augmenté d'intensité, le coeur de bébé a commencé à fatiguer. La médecin en chef est arrivée, a degagé l'interne, a appelé d'urgence l'anesthesiste en disant que ce n'etait pas normal que je souffre comme ça... Mon mari s'est énervé en criant, a refusé de me laisser (c'est d'ailleurs de sa main que je tenais de la seule chose dont je me souvienne) : vous voyez bien que ça ne sert à rien, faites quelque chose! Bébé est sorti tout bleu a 20h51 (apgar à 5 puis 7). Je ne sais pas à quel moment ils ont fait l'épisiotomie, je n'ai rien senti de spécial... je ne sais mème pas qui l'a faite. J'ai appris le lendemain que ma fille avait un triple tour de cordon autour du cou, que c'est pour ça que pousser ne servait à rien. J'ai aussi appris le lendemain que j'avais rompu les eaux bien avant mon arrivée à l'hopital, que la tete de ma fille etait tellement bien engagée qu'elle avait sans doute agit comme un bouchon... elle avait donc une infection (= 1 semaine de traitement antibiotique triple virique). L'anesthésiste est arrivé et m'a mis une dose supplémentaire de péri pour qu'on me recouse. J'ai senti les points mais la douleur n'avait rien à voir avec ce que je venais de vivre, ça m'a même fait rire quand le médecin m'a demandé si elle me faisait mal...
* positions : j'étais d'abord couché puis je me suis relevée un peu pour pouvoir pousser, et personne ne m'a empechee, ils ne m'ont rien imposé si ce n'est d'etre sur la "table" et de mettre les pieds sur les étriers.
* ce que tu as ressenti, dans ton corps et dans ta tête, au moment où l'on t'a coupée : rien, la douleur générale m'empecher de réfléchir ou d'etre consciente de l'épisio. * les raisons que l'on t'a données : aucune, je n'ai rien demandé. Vule contexte, je pense qu'ils n'avaient pas le choix pour les forceps.
* la suture, ses conditions : j'ai senti les points mais c'etait tres supportable et je ne pensais pas du tout à ça mais à mon bébé qu'ils avient emmené. * les suites de couches, douleurs, cicatrisation, si tu te plains es-tu écoutée ou pas ? : ça c'est une autre histoire... j'ai senti la douleur le lendemain, le tirage horrible et puis j'ai saigné beaucoup pendant 10/12 jours ce qui n'a pas facilité la cicatrisation. je suis restée 7 jours à l'hopital, ils m'ont toujours dit que ça cicatrisait bien. Mais 30 jours apres la gene n'avait pas diminué, j'ai consulté ma gynéco : verdict = un point avait lâché et n'avait pas cicatrisé. J'ai du mettre de la betadine et me secher au sechoir le plus possible et mettre des jupes pour rester sans culotte. Ca a fini par cicatrisé mais ça été très long...
* répercussions éventuelles sur ta relation avec ton bébé, allaitement : j’ai eu beaucoup de douleurs pour l’allaiter la première semaine parce-qu’il fallait que je sois bien assise pour le faire... (je n’y arrivais pas couchée) : mais j’ai pris sur moi la douleur... et le plaisir d’allaiter a dépassé ma gêne... j’ai aussi fini par trouver des positions qui me gênaient moins...
Pour ce qui est des calins avec mon mari : j'ai mis très longtemps à les reprendre, 6 mois si mes souvenirs sont bons, j’ai retardé le plus possible tellement j’apprhendait mais au bout du compte ça ne m’a pas fait aussi mal que ce que j’aurais pensé, ça me gênait mais ce n’etait pas insupportable. J'ai re-eu du plaisir 9 mois après l'accouchement mais à l'aide de lubrifiants. Et encore aujourd'hui (accouchement date de 30 janvier 2004), ça me tire et c'est désagréable dans certaines positions et j'ai toujours besoin de lubrifiant et surtout j'appréhende toujours d'avoir mal (même chez le gynéco). Ce n'est plus du tout la même chose.. j'ai d'ailleurs rarement envie d'avoir des rapports... mon mari me fait des crises... et je le comprends... je ne sais pas trop quoi faire... si aller voir un psy ou plutot un bon gynéco...
Si j'ai un deuxième bébé je ne sais pas si je ne demanderais pas une cesarienne de convenance pour être sûre de ne pas revivre l'horreur du premier accouchement.
Voilà mon histoire, j'espère que ça servira à d'autres, c'est aussi un peu long mais ça a aussi des effets thérapeutiques pour la victime...
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