Il est question d’épisiotomie, mais il existe en réalité deux grands types d’épisiotomie, selon la direction du ciseau. Elles sont très différentes quant à leurs effets secondaires et quand aux douleurs engendrées dans les suites immédiates.
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Episiotomie Médiane |
Episiotomie Médio latérale
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| Technique |
le coup de ciseau est vertical en direction de l’anus, et il tranche la peau, quelques centimètres de vagin et le noyau fibreux central du périnée |
le ciseau sectionne selon un angle de 45° par rapport à l’horizontale. Sont tranchés la peau, quelques centimètres de vagin et tout le faisceau puborectal du muscle releveur de l’anus.Elle part en biais vers la fesse, à droite ou à gauche selon que le praticien soit droitier ou gaucher. |
| Avantages |
- moins hémorragique - moins douloureuse dans ses suites immédiates et sur le moyen terme - induit moins de dyspareunies (douleurs lors des rapports sexuels) |
- surdéchire moins |
| Inconvénients |
- à haut risques de surdéchirures graves occultes ou non touchant la muqueuse anale - à risques d’incontinences fécales provisoire ou définitive, partielle ou totale |
- hémorragique - jusque 300ml de sang en plus des 500ml normaux de l’accouchement- douloureuse voire très douloureuse dans ses suites, à court, moyen et long terme - à risque d’induire des dyspareunies qui se résorbent ou non |
| Pays qui pratiquent |
- Amérique du Nord - 30% de praticiens français l’utilisent encore
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Europe |
Les médecins et sages femmes apprennent, lors de leurs formations, qu’il est indispensable de pratiquer une épisiotomie en cas de : - Extraction instrumentale (forceps, spatules, ventouse) - Présentation du siège, ou certaines présentations céphaliques : face, occipito-sacré - Dystocie des épaules, macrosomie fœtale - Périnée « à risques » : fragile, cicatriciel, court - Fœtus « fragile » : prématuré, en souffrances fœtales
Car, toujours selon ces formations, l’épisiotomie est efficace dans : - la prévention des troubles de la statique pelvienne (prolapsus génitaux, incontinence urinaire d’effort, insuffisance sphinctérienne) ; - la prévention des déchirures périnéales complètes (périnée complet et périnée complet compliqué) ; - la raccourcissement du temps d’expulsion pour les fœtus fragiles
Or …. DEPUIS PLUS DE 20 ANS, les études médicales, qui ont été réalisées à foison, démontrent qu'aucune situation n’exige une épisiotomie d’office ; que ce soit en cas de forceps, dystocie ou autre, l’épisiotomie n’est indispensable qu’au cas par cas, après avoir tout tenté pour l’éviter et évaluation soigneuse de la situation. Les études démontrent aussi, sans aucune concession possible, qu’en aucun cas une politique d’épisiotomies prophylactiques n’apporte un quelconque bénéfice sur la santé des femmes et des bébés, bien au contraire. L’épisiotomie ne protège pas des prolapsus, incontinences, déchirures graves (souvent elle en provoque de gravissime), et une politique de restrictions d’épisiotomies n’a aucune incidence sur l’état des bébés à la naissance. L’OMS recommande de ne pas dépasser un taux de 10% d’épisiotomies, qui répondraient vraiment à des indications avérées ; la Suède est à 6% pour les primipares (femmes qui accouchent pour la première fois), la Grande Bretagne à 13% et la France à … presque 70%.
Voir nos pages de liens et d’études – en cours – pour plus d’informations.
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