Doctissimo
Doctissimo
Doctissimo
Rechercher sur Doctissimo
Prénoms
Grossesse bébé grands dossiers
Enfant grossesse fertilité
Enfant grossesse secrets fertilité
Enfant grossesse troubles fertilité
Enfant grossesse enceinte
Grossesse bébé
Mois par mois
Neuf mois en pleine forme
Santé femme enceinte
Maternité
Préparer son accouchement
Accouchement
Après l'accouchement
Père paternité
Nouveau-né bébé
Bébé nourrisson soins
éveil de bébé
Alimentation bébé
Guide consommation
Journal de bébé
Croissance du bébé
Maladies  bébé
Rubrique Grossesse Bébé
Rubrique Grossesse Bébé
              Accouchement
Le forum Accouchement de Doctissimo

L'accouchement
Voir aussi : N'ayez pas peur de l'accouchement
La douleur n'est pas une fatalité
Les techniques médicales pour aider la sortie du bébé
Les problèmes au cours de l'accouchement
Calculer la date de votre accouchement

Pour ou contre l’épisiotomie ?

Réalisée de façon quasi-systématique en cours d’accouchement jusqu’au début des années 1990, l’épisiotomie est aujourd’hui pratiquée avec plus de circonspection. Explications du Dr Paul Cesbron, chef de service de la maternité de l’hôpital de Creil.

Pour ou contre l’épisiotomie ?L’épisiotomie est une pratique obstétricale empirique née il y a 250 ans. Elle consiste à inciser la vulve et les muscles du périnée dans le but de faciliter la sortie du bébé. Elle a pour objectif présumé de diminuer les déchirures graves du périnée, de prévenir les prolapsus (descente d’organes) et les incontinences d’effort, tout en permettant une expulsion plus rapide de l’enfant. D’abord restée relativement confidentielle, cette pratique s’est répandue à partir des années 50 dans les pays anglophones, puis en France. Dans les années 70-80, on prône même sa systématisation, en particulier chez les primipares (femmes qui accouchent pour la première fois), pour atteindre 90 à 95 % des accouchements aux Etats-Unis et jusqu’à 80 % en France.

De moins en moins systématique

Aujourd’hui, force est de constater que les services font marche arrière et que cette systématisation est de plus en plus remise en question. Dès les années 80, sous la pression des organisations de femmes aux Etats-Unis et au Canada, des voix s’élèvent pour demander une évaluation précise de l’épisiotomie. Les résultats de la première grande étude épidémiologique paraissent en 1984 dans le British Medical Journal et concluent qu’il n’y a pas de bénéfices à pratiquer l’épisiotomie de façon systématique, ni pour le nouveau-né, ni en matière de prévention des déchirures périnéales graves. Ces nouvelles données aboutissent à une recommandation de l’OMS du début des années 90, selon laquelle le taux d’épisiotomie ne devrait pas dépasser 20 % des accouchements. Aujourd’hui, on dispose également d’études sur le long terme1 qui démontrent que l’épisiotomie ne constitue pas un facteur de prévention du prolapsus ni de l’incontinence d’effort. La pratique de l’épisiotomie doit donc devenir de plus en plus sélective. Elle est généralement envisagée pour la naissance des gros bébés, les présentations en siège, lorsqu’il y a forceps ou que le périnée de la mère est court.

En 2000, les Etats-Unis ne réalisaient plus que 20 % d’épisiotomies. En France, 35 % des femmes sont concernés2. Son indication doit être d’autant mieux réfléchie que les  inconvénients sont réels. Les pertes sanguines en cas d’épisiotomie médio-latérale équivalent à celles occasionnées par une césarienne programmée. Une épisiotomie est plus longue et douloureuse à cicatriser qu’une déchirure spontanée.

Sophie Pensa

1 - Etude "Berkshire perineal management trial" de Sleep et Grant
     (British Medical Journal 1987)
2 - Obstet.Gynecol.2002;99: 395-400. J.Goldberg et col.

 Vous appréhendez votre accouchement, venez en discuter et vous rassurer auprès de jeunes mamans sur notre forum.
 Episiotomie




 

 Inscrivez-vous, c'est gratuit !

  Magazine (hebdo) Recettes (quotidienne)
  Newsletter 

menu droit